{"id":410,"date":"2020-05-02T13:23:34","date_gmt":"2020-05-02T11:23:34","guid":{"rendered":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/?p=410"},"modified":"2020-08-01T14:14:46","modified_gmt":"2020-08-01T12:14:46","slug":"synthese-sentir-et-ressentir-paris","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/synthese-sentir-et-ressentir-paris\/","title":{"rendered":"Synth\u00e8se: Mahdokht Karampour \/Lissette Rosales"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Synth\u00e8se: Sentir et ressentir Paris. L\u2019exemple du quai du RER B \u00e0 Ch\u00e2telet-les Halles de Lucile Gr\u00e9sillon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mahdokht Karampour \/Lissette Rosales<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">L\u2019auteure met en place un dialogue avec les neurosciences pour d\u00e9velopper un axe de la recherche g\u00e9ographique \u00e0 partir de l\u2019\u00e9tude de cas situ\u00e9e \u00e0 la station du RER, Ch\u00e2telet-Le Halles, \u00e0 Paris. En ce sens, elle commence par exposer la signification polys\u00e9mique en fran\u00e7ais du verbe \u00absentir\u00bb , qu\u2019elle d\u00e9crit comme : \u00ab Au sens concret, il signifie l\u2019action de percevoir olfactivement ou tactilement un objet ou une personne. Au sens abstrait, il insiste sur le fait de percevoir une action, quelque chose ou quelqu\u2019un (\u00ab je le sens mal \u00bb) ou d\u2019\u00eatre dans un \u00e9tat de bien-\u00eatre (\u00ab<br>je me sens bien \u00bb) \u00bb (Gr\u00e9sillon, 2013).<br><br>Ainsi, l\u2019auteure d\u00e9veloppe deux branches par rapport au sentiment, le domaine de la sensorialit\u00e9 et \u00e9galement celle de la sensibilit\u00e9, en explorant l\u2019espace depuis l\u2019odorat et en mettant en \u00e9vidence les exp\u00e9riences de plaisir ou de d\u00e9go\u00fbt v\u00e9cues par les usagers des transports publics \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">L\u2019auteure met ensuite en discussion deux aspects qui font partie du processus d\u2019institutionnalisation de la g\u00e9ographie en tant que discipline scientifique \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle : le premier, la recherche de l\u2019objectivit\u00e9 fond\u00e9e sur une s\u00e9paration nette entre la sensibilit\u00e9 et l\u2019analyse scientifique; et le second est li\u00e9 au fait que, dans l\u2019observation scientifique, on privil\u00e9gie la vue comme principal moyen de captation de l\u2019information en laissant de c\u00f4t\u00e9 d\u2019autres sens comme l\u2019odorat, le toucher ou le go\u00fbt.<br>Avec le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de la g\u00e9ographie ont \u00e9merg\u00e9 des positions qui ont d\u00e9pass\u00e9 ces limites, l\u2019une des plus importantes peut \u00eatre observ\u00e9e \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de la ph\u00e9nom\u00e9nologie avec les propositions d\u2019Erik Dardel, o\u00f9 le tournant \u00e9pist\u00e9mologique se concentre sur l\u2019observation de la relation entre le sujet et l\u2019objet depuis l\u2019\u00e9motionnel, le multisensoriel et l\u2019h\u00e9doniste, d\u00e9passant les visions qui s\u00e9parent l\u2019objet du sujet et se concentrent uniquement sur l\u2019interaction de ses propri\u00e9t\u00e9s.<br>Ce travail, est bas\u00e9 sur les perspectives de la g\u00e9ographie de la perception et la g\u00e9ographie des repr\u00e9sentations. La premi\u00e8re consid\u00e8re le paysage comme un r\u00e9seau de significations qui est compris de diff\u00e9rentes mani\u00e8res par des individus ou des groupes, et la seconde d\u00e9finit l\u2019espace comme une construction sociale, et donc une repr\u00e9sentation qui peut \u00eatre lue \u00e0 travers les caract\u00e9ristiques structurelles et fonctionnelles de l\u2019espace. \u00c0 partir de ces deux perspectives, l\u2019auteure propose d\u2019enrichir le travail g\u00e9ographique en int\u00e9grant le sens de l\u2019odorat en ce qui concerne les aspects li\u00e9s aux neurosciences et les perceptions de plaisir et de d\u00e9go\u00fbt depuis la psychologie \u00e0 partir d\u2019un lieu.<br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">En ce qui concerne l\u2019\u00e9tude de cas, l\u2019auteur fait une description concr\u00e8te de la gare Ch\u00e2telet- Les Halles, construite en 1977 et constitu\u00e9e comme l\u2019une des plus grandes liaisons des transports publics parisiens. Sa construction la caract\u00e9rise comme un trou de 25 m\u00e8tres de profondeur, ce qui pr\u00e9sente des difficult\u00e9s pour sa ventilation puisqu\u2019elle n\u2019est pas ouverte au ciel. Son analyse est centr\u00e9e sur le vou\u00e9 \u00e0 la ligne de RER B direction Saint-R\u00e9my-L\u00e8s- Chevreuse sur un c\u00f4t\u00e9, et au RER A direction Marne-la-Vall\u00e9e-Chessy sur l\u2019autre, o\u00f9 circulent pr\u00e8s de 800 000 personnes par jour.<br><br>Sous l\u2019observation personnelle de la chercheuse, celle-ci souligne la pr\u00e9sence de fauteuils bleus, de distributeurs automatiques, d\u2019un sol noir et sale o\u00f9 l\u2019on observe du chewing-gum, accompagn\u00e9s par les bruits des freins des trains, les messages audio et les voix des utilisateurs et l\u2019entr\u00e9e de faible luminosit\u00e9. En ce qui concerne l\u2019odeur, elle remarque la pr\u00e9sence de sulfure d\u2019hydrog\u00e8ne, qui rappelle le souvenir des bains universitaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Alors l\u2019odeur devient l\u2019objet d\u2019investigation g\u00e9ographique. L\u2019objectif principal de la chercheuse est d\u2019\u00e9valuer la sensibilit\u00e9 olfactive des passagers et leurs v\u00e9cus de l\u2019attente. L\u2019hypoth\u00e8se principale est que l\u2019odeur est un facteur fondamental dans la composition du lien \u00e9tabli entre l\u2019individu et le lieu. L\u2019odeur devient alors une cl\u00e9 pour saisir le v\u00e9cu et le per\u00e7u sensibles de ceux qui pratiquent quotidiennement cet espace de transition.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Les questionnaires sont alors de nature <em>in situ <\/em>dans un espace clos de transport de masse, et brefs, pour correspondre \u00e0 un espace de transit marqu\u00e9 par une attente courte. La m\u00e9thode choisie est l\u2019entretien, ce qui facilite l\u2019\u00e9vocation rapide des perceptions olfactives et qui favorise l\u2019\u00e9laboration des id\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 une confiance \u00e9tablie. Lors de l\u2019entretien l\u2019\u00e2ge, le sexe et la fr\u00e9quence de l\u2019usage du quai sont interrog\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Trois questions sont pos\u00e9es. La premi\u00e8re : \u00ab Est-ce que \u00e7a sent ? \u00bb Si la r\u00e9ponse est positive la deuxi\u00e8me question la suit \u00ab qu\u2019est-ce que \u00e7a sent ? \u00bb Ensuite, \u00ab Qu\u2019est-ce que \u00e7a vous \u00e9voque ? \u00bb L\u2019int\u00e9r\u00eat des deux premi\u00e8res questions est de pouvoir comparer la perception des usagers. La derni\u00e8re question d\u00e9montre les repr\u00e9sentations et les v\u00e9cus de chaque passager pendant l\u2019attente au quai. Dans le cadre global de ce projet de recherche cette derni\u00e8re question traite la modalit\u00e9 du bien-\u00eatre de chaque usager. L\u2019\u00e9chantillon d\u00e9fini devrait correspondre \u00e0 la composition r\u00e9elle de la population qui pratique ce lieu, alors 60% d\u2019hommes et 40% de femmes, 30% de 15-24 ans, 30% de 25-34 ans, 30% de 35-54 ans et 10% de 55 ans et plus, enfin 20% de voyageurs occasionnels avec un usage d\u2019au moins d\u2019une fois par mois. Le moment de l\u2019enqu\u00eate devrait \u00e9galement \u00eatre conforme, en fonction des saisons et de la fr\u00e9quentation du quai. Ceci permet d\u2019\u00e9valuer les facteurs de temp\u00e9rature, d\u2019intensit\u00e9 et de diversit\u00e9 des odeurs et d\u2019illustrer les diff\u00e9rences entre l\u2019\u00e9t\u00e9 et l\u2019hiver.&nbsp; La r\u00e9gularit\u00e9 de la fr\u00e9quentation est \u00e9tudi\u00e9e selon diff\u00e9rentes p\u00e9riodes de la journ\u00e9e, l\u2019heure creuse ou pleine afin de mesurer le stress. Enfin les questionnaires en \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s seulement en semaine pour correspondre \u00e0 la routine et au ressenti quotidien de chaque individu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Au total 109 questionnaires ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s, 11 non analys\u00e9s. Les r\u00e9ponse \u00e0 la question \u00ab Qu\u2019est-ce que \u00e7a sent ? \u00bb ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s diverses et distinctes. Sur 99 questionnaires 57 odeurs diff\u00e9rentes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9es. Seules 19 odeurs sont partag\u00e9es telles \u00ab la pisse \u00bb, \u00ab un m\u00e9lange d\u2019odeur \u00bb etc. D\u2019apr\u00e8s l\u2019auteure le fait \u00e9tonnant est que le parfum <em>Madeleine <\/em>\u00e0 la fragrance de muguet qui est r\u00e9ellement utilis\u00e9 dans cet espace&nbsp; depuis 1999 n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9. Sur 99 questionnaires, 28 usagers font des analogies entre cet endroit et d\u2019autres endroits par l\u2019aspect clos comme \u00ab grotte \u00bb.&nbsp; Une analogie \u00e0 d\u2019autres types d\u2019endroits s\u2019est \u00e9galement produite \u00e0 cause du d\u00e9go\u00fbt que l\u2019odeur ressentie a provoqu\u00e9, comme \u00ab local poubelle \u00bb. De ce fait, nous apprenons que les modes d\u2019identification des odeurs se font par analogie, par comparaison, et par d\u2019autres modes de perception.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Par cons\u00e9quent la chercheuse a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 \u00e9valuer la \u00ab tonalit\u00e9 h\u00e9donique \u00bb relev\u00e9e, par phrases et adjectifs. L\u2019\u00e9volution h\u00e9donique de ce lieu est donc majoritairement n\u00e9gative. Sur 38 items, 23 \u00e9taient de tonalit\u00e9 n\u00e9gative comme la phrase \u00ab \u00e7a pue \u00bb. Tandis qu\u2019il y avait aussi quelques cas de l\u2019\u00e9volution h\u00e9donique positives comme \u00ab agr\u00e9able \u00bb et \u00ab plaisant \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">En raison du \u00ab caract\u00e8re complexe et multifactoriel de l\u2019olfaction \u00bb et face au manque des pistes de comparaison, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que le corpus d\u2019entretiens soit trait\u00e9 par un logiciel d\u2019analyse textuel, <em>Alceste<\/em>, fond\u00e9 sur une statistique de mots facilitant le rapprochement des individus et la cr\u00e9ation de groupes afin d\u2019arriver \u00e0 structurer des typologies d\u2019usagers selon leur sensibilit\u00e9 olfactive. Alors les usagers se r\u00e9partissent en 6 figures regroup\u00e9es en deux types de sensibilit\u00e9 olfactive : Le premier type, sensibilit\u00e9 peu d\u00e9velopp\u00e9e, valable pour ceux chez qui l\u2019odeur a moins d\u2019importance, ou bien \u00e0 cause d\u2019une olfaction peu cultiv\u00e9e. Majoritairement homme, ils identifient tr\u00e8s peu les odeurs d\u2019une mani\u00e8re qualitative, souvent par analogie \u00e0 un lieu ou par une sensation. Cela comporte 3 types : Un premier groupe chez qui la contribution de l\u2019odeur se trouve presque positive car ils \u00e9voquent des \u00e9v\u00e9nements v\u00e9cus paisiblement. Puis la deuxi\u00e8me figure regroupe des hommes entre 25 et 34 ans qui donnent aux odeurs de quai une valeur l\u00e9g\u00e8rement n\u00e9gative. Pourtant chez eux l\u2019attente n\u2019est toujours pas forcement un espace-temps de bien-\u00eatre. Enfin le troisi\u00e8me groupe, usagers entre 35 et 54 ans qui fr\u00e9quentent le quai 1 fois par mois et qui arrivent \u00e0 relativiser. Ils ne vivent pas l\u2019attente mal. Le deuxi\u00e8me type, dot\u00e9 au contraire d\u2019une sensibilit\u00e9 olfactive aiguis\u00e9e est constitu\u00e9 majoritairement de femmes et comporte trois figures : La premi\u00e8re, compos\u00e9e de jeunes femmes entre 15 et 24 ans, chez qui les ressentis se rel\u00e8vent tr\u00e8s n\u00e9gatifs et la fr\u00e9quentation du quai leur para\u00eet un moment \u00e9motionnellement difficile. La deuxi\u00e8me figure s\u2019agit des personnes ayant plus de 55 ans, identifiant les odeurs tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment. La pr\u00e9sence est donc v\u00e9cue d\u2019une mani\u00e8re d\u00e9sagr\u00e9able. Enfin la derni\u00e8re figure compos\u00e9e de femmes \u00e2g\u00e9es de plus de 55 ans qui donnent une \u00e9valuation h\u00e9donique faiblement n\u00e9gative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Enfin nous arrivons \u00e0 plusieurs conclusions : Nous d\u00e9crivons une odeur non pas par sa qualit\u00e9 mais par sa source suppos\u00e9e et par une \u00e9valuation h\u00e9donique, une analogie ou par un recours aux souvenirs autobiographiques. Les facult\u00e9s olfactives d\u00e9pendent donc non seulement des capacit\u00e9s des r\u00e9cepteurs olfactifs qui sont inn\u00e9s et varient d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre, mais aussi de l\u2019importance que l\u2019on y accorde. En somme, la sensorialit\u00e9 est propre \u00e0 chaque individu et d\u00e9pend non seulement de son patrimoine g\u00e9n\u00e9tique mais aussi de son v\u00e9cu, de la part psychologique et sociale du sujet, et de son acquis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Comme \u00e9voqu\u00e9 par la chercheuse, ce dialogue instaur\u00e9 avec la neuroscience a permis de d\u00e9montrer une fois de plus la complexit\u00e9 de l\u2019interaction entre l\u2019humain et son environnement en essayant de d\u00e9passer une vision naturaliste sur ce sujet. Cette \u00e9tude confirme que saisir la sensibilit\u00e9 olfactive de chaque individu demeure complexe et d\u00e9licate car cela touche \u00e0 la part intime et subjective du sujet. De ce fait, elle affirme \u00e9galement cette difficult\u00e9 rencontr\u00e9e par les g\u00e9ographes dans le traitement de l\u2019aspect olfactif d\u2019un paysage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rence \u00e9lectronique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lucile Gr\u00e9sillon, \u00ab Sentir et ressentir Paris. L\u2019exemple du quai du RER B \u00e0 Ch\u00e2telet-les Halles \u00bb, <em>Norois<\/em>[En ligne], 227 | 2013, mis en ligne le 30 juin 2015, consult\u00e9 le 01 mai 2019. URL : http:\/\/ journals.openedition.org\/norois\/4637 ; DOI : 10.4000\/norois.4637<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/2020-05-02-1024x576.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-427\" srcset=\"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/2020-05-02-1024x576.png 1024w, http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/2020-05-02-300x169.png 300w, http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/2020-05-02-768x432.png 768w, http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/2020-05-02.png 1366w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" 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En revanche, nous avions souhait\u00e9 souligner les points forts de ce texte. <br><br>Alba : Le premier point fort de ce texte est sa construction, plut\u00f4t scolaire lui permettant de vulgariser le domaine de la neurophysiologie olfactive et de le rendre accessible \u00e0 tous les publics. Nous avions \u00e9galement remarqu\u00e9 que l&#8217;analyse g\u00e9ographique par le sensible, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;interaction entre le sujet et l&#8217;objet ainsi que l&#8217;analyse de la dimension charnelle, rendaient l&#8217;article particuli\u00e8rement accessible. <br><br>Manon : Nous avons \u00e9galement remarqu\u00e9 que le mod\u00e8le propos\u00e9 par la chercheuse \u00e9taient int\u00e9ressant. En effet, ce dernier \u00e9tait transposable \u00e0 d&#8217;autres sujets; faisant de lui un article scientifique de qualit\u00e9 et utile \u00e0 des chercheurs qui m\u00e8nent des enqu\u00eates sur le terrain. En revanche, nous avons regrett\u00e9 la forme trop textuelle de l&#8217;article. Un tableau aurait peut-\u00eatre permis au lecteur de rester attentif et de mieux comprendre les r\u00e9ponses apport\u00e9es au questionnaire que la chercheuse a fait. <br><br>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, nous avons trouv\u00e9 ce texte utile et int\u00e9ressant. Le domaine des neurosciences a pu nous \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 d&#8217;une mani\u00e8re originale, \u00e0 travers un lieu que nous connaissons et que nous fr\u00e9quentons. La m\u00e9thode d&#8217;analyse propos\u00e9e par la chercheuse a fait \u00e9cho \u00e0 nos recherches, pourtant tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es du domaine des neurosciences.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Synth\u00e8se: Sentir et ressentir Paris. L\u2019exemple du quai du RER B \u00e0 Ch\u00e2telet-les Halles de Lucile Gr\u00e9sillon Mahdokht Karampour \/Lissette Rosales L\u2019auteure met en place un dialogue avec les neurosciences pour d\u00e9velopper un axe de la recherche g\u00e9ographique \u00e0 partir de l\u2019\u00e9tude de cas situ\u00e9e \u00e0 la station du RER, Ch\u00e2telet-Le Halles, \u00e0 Paris. En &hellip; <a href=\"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/synthese-sentir-et-ressentir-paris\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Synth\u00e8se: Mahdokht Karampour \/Lissette Rosales<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19],"tags":[],"class_list":["post-410","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-synthese"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/410","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=410"}],"version-history":[{"count":12,"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/410\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":579,"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/410\/revisions\/579"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=410"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=410"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/psig.huma-num.fr\/cartes-sensibles\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=410"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}