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Cartographie Eurydice Boussac – Parcours Vélo République

Cette carte a été réalisée lors de la séance du 12 avril. Pour conserver la spontanéité du dessin, je n’ai pris aucune notes lors de l’écoute et me suis directement mise à cartographier au fur et à mesure que j’entendais l’enregistrement et que le parcours de la cycliste évoluait. J’ajoutais les choses qu’elle mentionnait, les unes après les autres, en ayant une attention particulière pour les impressions, les sensations, notamment olfactives, et surtout les images. La courbe du parcours n’est pas tout à fait fidèle aux directions qu’elle décrivait. En revanche, les couleurs mentionnées et les impressions ressenties (stress, silence, odeur, reconnaissance d’autres cycliste), sont fidèlement restituées. Il n’y a pas de légendes associée à cette carte, parce qu’elle n’aurait pas été utile. Le lecteur peut comprendre assez intuitivement la carte grâce aux symboles utilisés, aux dessins explicites et aux nombreux mots-clefs intégrés dans le corps de la carte. Il y a une certaine trame à la carte : une ligne centrale et continue représente le parcours de la cycliste, et les éléments mentionnés viennent se raccrocher à cette ligne. L’objet central de la restitution est donc le chemin parcouru ainsi que la destination finale (la place, certainement de la République), mise en exergue par ce cercle, qui rompt la ligne du parcours et prend une place plus importante les autres lieux décrits. Certains éléments, mentionnés par la cycliste à travers des métaphores ou des images, ont été restitués en se servant de ces images dans un sens littéral : les scooters sont des insectes, les bâtiments près de l’école sont des formes géométriques, les balcons sont des grandes barres alignées, un feu-rouge est cassé en deux.

Cartographie romane Moïse – Parcours vélo autour de l’EHESS

Chaque rayon représente un changement de rue, les flèches bleues indiquent les directions empruntées.

On distingue 2 types de circonférences différentes. L’une en couleur représentant l’intensité sonore (du vert étant le plus calme au rouge le plus bruyant), l’autre représente les types de rues empruntée avec les types d’immeubles et embuches observées de chaque côtés. Les intersections, croisements ou rues dépassées sont spécifiées de partes et d’autres de la route principale empruntée.

Cartographie Elvira Labarca – Parcours vélo Parmentier-République

Cette carte est faite en deux écoutes : première écoute rapide, deuxième écoute en coupant à chaque « partie ». Je fais plusieurs essais car l’idée était de faire la carte en un feuille en essayant recueillir tous l’info donnés, sans légende.

 Sauf mention au BRUIT, tous l’infos dans la carte sont de l’auteur du parcours de même que les « couleurs » ajoutés.

cartographie vélo – autour de l’ehess, Anastasia fletcher

Pour ma cartographie, j’ai “retranscrit” ce que j’entendais visuellement, minute par minute, je me suis arrêtée à environs 8 minutes (précisé en rose à la page 2), car il me semblait y avoir visuellement beaucoup d’informations. J’ai tenté de représenté les tournants des rues ainsi que leur largeurs si précisées, c’est pourquoi le résultat final est sinueux et sur deux pages recto/verso.

p1
p2 (+légende)

Le début du parcours se trouve en bas a gauche de la page 1 et il se termine en haut a droit de la seconde page. La légende est inscrite à la second page également et indique certains des symboles que j’ai décidé de représenté. Les couleurs et le dessin ont permis d’ajouter certains détails comme le climat, les différents bâtiments qui sont mentionnés (hôpital, église, bistrots, le Bon marché, immeubles bas/haut, anciens/modernes, rue résidentielle/commerciale etc). J’ai tenté de représenté ce qui était sensoriel, visuel, sonore, ainsi qu’un plan plus ou moins représentatif du trajets avec les tournants (généralement avec une ligne plus épaisse), les rues plus ou moins larges, les croisements de rue, les sens interdits etc. Enfin j’ai tenté de représenté l’affluence de personnes (en violet sur la légende).

Cartographie Parcours Vélo – de Gambetta a République – Louka Herse

Des conditions de cartographie précaires

Je m’apprête à déposer ces deux mini-cartes sur le site du séminaire. J’ai regardé au préalable les autres productions déjà disponibles en ligne. La qualité de certaines est déconcertante et je me sens bien piètre cartographe à côté de leurs auteurs et autrices. C’est pourquoi, plutôt que de commenter les choix que j’ai pris le 12 avril 2021 afin de transposer les 15 minutes d’audio mis à notre disposition en cartes, je reviendrai ici sur le contexte de production de ces deux pages cartographiques.

Au moment d’écrire, j’étais très fatigué. Je venais de passer une éprouvante semaine sur mon terrain. J’avais enchaîné les entretiens ethnographiques et j’avais aussi réalisé plusieurs marches urbaines avec mes interlocuteurs. Par ailleurs, je venais de présenter avec Romane Gadé un article sur les marches sensibles écrit par Hélène Ancion. Malgré ma condition de randonneur émérite, cela faisait beaucoup de marches en une seule semaine : j’étais éprouvé.

J’étais donc peu frais et peu dispos pour recevoir le matériau sonore proposé. Mais le principal problème fut d’ordre matériel : j’étais mal armé pour cartographier. D’une part, j’étais venu sans feuilles blanches. D’autre part, comble du ridicule pour un cartographe, je n’avais pas sur moi ma trousse à crayons-de-couleurs. Je n’avais que mon carnet vert (mon carnet de séminaires), un crayon de papier et deux stylos Bic, rouge et noir.

Comment ai-je donc procédé dans ces conditions cartographiques précaires ?

J’avais une heure pour mettre en application un protocole d’enquête conséquent. Il fallait donc que je n’écoute qu’une seule fois l’audio de 15 minutes et que cette écoute soit efficace. Mais comment développer une façon d’annoter sans connaître le texte à étudier ? J’ai lancé l’audio. Après une minute d’écoute, j’ai décidé de diviser ma prise de notes en deux. Cette division est visible sur ma feuille (voir photographies ci-dessus et ci-dessous). A gauche, j’écrirai toutes les informations se rapportant à la ville vécue, à commencer par les émotions de la cycliste étudiée. A droite, je noterai des informations plus concrètes : les éléments les plus visibles du paysage pour la cycliste, ses changements de direction, etc.

Mais cette prise de notes fut compliquée par le débit rapide de la cycliste. Très vite, je me suis contenté de noter, de tout noter, pour ne pas manquer une information-clef de son parcours urbain. Pour réussir à annoter correctement, il aurait fallu écouter à plusieurs reprises l’enregistrement, ce qui n’était pas concevable dans le temps imparti.

Finalement, que retenir de cette cartographie ?

Peut-être que l’exercice cartographique repose sur un ensemble de choses très terrestres : l’état physique et psychologique du chercheur, le matériel et le matériau disponibles pour cartographier. Ou peut-être qu’il repose juste sur une tasse remplie de café.

Louka Herse – Master 1 “Territoires, Espaces, Sociétés”, Ecole des hautes études en sciences sociales

Cartograhie -Parcours vélo – anne debernardi


A l’écoute de l’enregistrement, j’ai d’abord relevé tout ce qui était dit : les informations visuelles, les sensations, les impressions, les jugements, les souvenirs…. Face à la quantité d’informations, j’ai vite réalisé que toutes ne tiendraient pas sur une même feuille ; cette contrainte matérielle m’a décidée à procéder à une sélection ; alors, qu’est-ce qui m’intéressait dans cette parole ? Qu’est-ce qui m’interpellait ? Quel pouvait être, dans ma propre pratique de recherche, l’intérêt d’une telle méthodologie?
Je choisis de privilégier les jugements et sentiments -positifs et négatifs-, évacuant ainsi toute description neutre du paysage et toute information topographique. J’obérais ainsi la spatialité du trajet au profit de certaines informations sensibles (sentiments/jugements, perceptions).
Une autre des contraintes –que je m’imposais- était de faire apparaître les manières de dire (qui sont au cœur de ma démarche de recherche). J’optais donc pour conserver les informations retenues sous forme de citations que j’organisais autour de deux axes : l’un figurant le jugement (du négatif au positif), l’autre figurant le type de perception (visuelles ou liée à la sensation).
Finalement se dégagent deux catégories : les appréciations portées sur le confort et celles portées sur la paysage.

Cartographie mélodia préjengemme – parcours vélo autour de l’ehess

Mélodia Préjengemme (M2 Etudes Asiatiques, EHESS)

Cette carte a été réalisée le 12 avril 2021 dans le cadre de l’Atelier de cartographie sensible de l’EHESS. Elle tente de représenter de manière simplifiée les données transmises par une cycliste à travers un enregistrement sonore de son parcours autour de l’EHESS. La courbe dessinée autour du circuit empruntée reflète les variations de l’intensité du niveau sonore selon le lieu traversé. Le reste de la légende s’intéresse aux objets ponctuels qui ont attiré l’attention du locuteur (curiosités, architecture moderne, bâtiments notables, types de commerces, obstacles, travaux) ainsi que les zones résidentielles et commerciales et les routes possibles mais non-empruntées.

Cartographie Parcours vélo autours de l’ehess

Aurélie Nicolella M2 TES

Cette carte a été réalisée le 12 avril 2021.

J’ai commencé dans ma légende par identifier les bruits car c’est ce qui m’a le plus marqué lors de ma première écoute. J’ai également souhaiter montrer la diversité des commerces, restaurants, des types d’immeubles car ils me paraissaient très présent pour la cycliste.

J’ai choisi d’écrire certaines informations : comme la présence de la police ou les bruits de travaux ou encore la présence d’une école car je ne savais pas quelles graphismes utilisées pour transmettre clairement ces informations qui m’ont semblées importantes dans la promenade. Je n’ai pas utilisé d’écriture pour les églises ou les hôpitaux car il m’a semblé que c’était des signes partagées par toustes.

Cartographie Parcours velo autours de l’ehess – Beatriz Raimundez

Cette carte a été faite lors de la séance du 12 avril 2021 du séminaire Cartographie Sensible, après l’écoute d’un enregistrement sonore de la description d’un parcours en vélo autour de l’EHESS. J’ai représenté le trajet parcouru par la narratrice, les odeurs, les bruits, les personnes et les bâtiments décrits dans l’enregistrement. Par ailleurs, j’ai dessiné quelques boules pour représenter plus en détail la présence de quelques éléments de la description que m’ont sauté aux yeux, comme le marché proche à l’EHESS, un immeuble complètement muré – mesure prise, selon la supposition de la narratrice, de peur des squats -, une boulangerie qui avait des modèles réduits de voitures dans la vitrine et un policier armé dans une intersection. Enfin, j’ai mis en évidence où les voitures étaient plus présentes, la division entre le 6e et le 7e arrondissements, le jour de la semaine et l’horaire dans lesquels le parcours a été réalisé.